Des veuves de guerre regroupées en association se retrouvent pour témoigner de leurs souvenirs. Mme Béton, la présidente, leur donne la parole. Et quelle parole !

Elles se livrent avec un naturel à la fois déconcertant et drôle, bouleversant d’atrocités mais aussi de poésie, maladroit et fragile, avec des absences, des répétitions. Un déferlement de maux et de mots suspendu par les chansons de Damia.

La parole est éloignée du naturalisme et nous transporte dans un ailleurs poétique, grinçant et musical. On rit et on en rit parce que la langue nous touche, nous émeut, nous parle.