Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, de plus nécessaire que le théâtre. Louis Jouvet

L’Aquarium

Texte Louis Calaferte

Un couple ordinaire, usé par le temps attend un ancien camarade du mari pour prendre le café.

Celui-ci tarde à venir…

Peinture caustique d’un quotidien étriqué et dérisoire qui nous touche. Si pathétique que soit la vie de ce couple rire de sa petitesse. Rire surtout.

La presse en parle

« Avignon in, off pfft !

Heureusement, il y a Calaferte…. «  L’aquarium », par le Théâtre du détour. Là encore, un couple est sur scène. Toute rose, la scène ça baigne dans l’amour conjugal et les petites habitudes. Ils attendent une vague connaissance qui ne viendra pas, et, en attendant, ils causent. La mise en scène drolatique, avec brefs intermèdes musicaux et gags enlevés, n’empêche pas le trouble : et si toutes ces petites vacheries, ces reproches incessants, ces vieux comptes à régler infiniment ressassés, cette vague envie de Canada, si l’amour c’était aussi ça? »

Le Canard Enchainé (Jean-Luc Porquet)


« Sans jamais forcer la note, jouant avec brio de l’humour au second degré, les interprètes ont donné à leurs personnages, banals à pleurer, une dimension comique et humaine des plus réjouissantes. Saluée comme il se doit par un public enthousiaste ».

L’Echo Républicain


« Ils ont déjà eu d’excellentes critiques dans leur région. Que dire de plus? Allez-y vite ! La mise en scène est brillante, complètement décalée.

Il est tout jeune ce Thomas Gaubiac. C’est de la graine de génie. Les acteurs sont d’une justesse extraordinaire. Le texte de Louis Calaferte est on ne peut mieux servi. Il règne une parfaite osmose dans ce spectacle. Vous allez vivre un vrai bon goûteux moment de théâtre. »

Avignon Mag


« Une mise en scène inventive et franchement drôle. Catherine Depont et Antoine Marneur ont saisi ici toute la finesse et la dentelle de la petitesse humaine. Un spectacle à voir absolument ».

La République du centre


« Comme des sardines dans un bocal.

A l’apparente banalité d’un tel sujet se substitue le comique de situations courantes, poussées à l’extrême par la mise en scène et le jeu des comédiens. L’attitude et le ton monocorde privilégiés par les comédiens rendent d’autant plus drôles et ridicules les vitupérations de chacun. Avec ce couple de sardines, Calaferte amène un peu de fraîcheur sur ce festival 2006. »

La Provence


« Portés par Catherine Depont et Antoine Marneur, mis en scène magistralement par Thomas Gaubiac, les personnages ont une profondeur à la fois drôle- on rit beaucoup- et tragique ».

L’Echo Républicain


« Un traitement fin, original et caustique du texte de Louis Calaferte ».

La Nouvelle République


« C’est un couple au quotidien.

Monsieur et Madame tout le monde, héros archétypes de la réalité. Ils sont à l’heure du repas.

Il suffirait de mettre une caméra dans n’importe quel foyer pour les voir tels qu’en eux-mêmes, identiques, reproduits à l’infini d’un miroir gigogne. C’est effrayant.

Calaferte est le témoin impitoyable de ce a quoi nous sommes tous terriblement attachés, notre vie privée.

« L’autre » fait partie de l’arrière du décor, démystifié, aliéné, prévisible au point qu’il ne puisse plus faire rêver. La vie est « privée » des moteurs qui motivent, le désir, la surprise.

L’événement inattendu, l’ami rencontré par hasard qui doit venir prendre le café, ne viendra pas.

La mise en scène insiste sur le côté mécanique et répétitif des gestes du quotidien.

Les déplacements sont rectilignes. Les comédiens sont de face ou de profil comme sur des photos de famille ou sur des fiches de police.

Il en résulte des effets du plus grand comique quand émerge du strict rituel, un cri de colère ou d’hystérie.

Les comédiens sont parfaits dans l’expression multiple et contradictoire du calme apparent et de la tempête intérieure, contenue au prix des plus grands efforts.

Les spectateurs de la pièce ont la chance de pouvoir utiliser le rire comme soupape à la pression ambiante.

Ils en usent avec le plus grand bonheur. »

Claude Kraif, Revue-spectacle. com


Extrait d’une lettre de Madame Calaferte du 29 août 2006 au Théâtre du Détour

« Je garde un excellent souvenir de cette représentation.

Merci à vous trois de votre travail et de votre compréhension du texte de Louis Calaferte.

Bien à vous et à toute l’équipe. »

Guillemette Calaferte

Mise en scène
Thomas Gaubiac

Avec
Catherine Depont, Antoine Marneur

Scénographie/Costumes
Francis Debeyre

Réalisation costumes
Annick Baillet

Lumières
Nicolas Simonin

Assistant lumières
Baptiste Rilliet

Bande son
Olivier Renet

Conseils chorégraphiques
Marie Laure Couly-Lachaud

Attachée de production
Marie Laure Couly-Lachaud

PRODUCTION Théâtre du Détour. CORÉALISATION Espace Soutine à Lèves.

Le Théâtre du Détour est conventionné par la Ville de Chartres et le Conseil Général d’Eure-et-Loir. Spectacle bénéficiant de l’aide à la création du Conseil Régional du Centre-Val de Loire.